Trafic d’êtres humains, torture, pédocriminalité : l’affaire Epstein jette une lumière crue sur le mode de vie de l’élite politique, économique et intellectuelle assise au sommet de l’ordre capitaliste mondial.
Les mécanismes sociaux qui servent de terreau à ces comportements ne sont un secret pour personne. La société de classes donne à ceux qui la dominent des droits abusifs sur les autres êtres humains, et en même temps, les protège des lois qui s’appliquent au commun des mortels. Elle favorise donc la formation des mœurs les plus sordides, et attire les individus qui s’y reconnaissent. Epstein lui-même est l’un de ces Rastignac du crime.
L’ironie est que ce troupeau de barbares prétend incarner la fine fleur de la civilisation, apporter la “démocratie”, l’ “innovation” et la “prospérité” au reste du monde. En réalité, nous végétons dans la préhistoire de l’humanité, soumis aux caprices de roitelets minables et, visiblement, pervers.
La civilisation, nous en connaîtrons le goût quand ces gens seront en prison et qu’à leur place, le grand nombre administrera directement la vie sociale, les institutions politiques et l’économie. Vivement la révolution !
Image d’illustration : « Mug shot of Jeffrey Epstein made available by the Palm Beach County Sheriff’s Department, taken following his indictment for soliciting a prostitute in 2006 », photographie du 27 janvier 2006 par Palm Beach County Sheriff’s Department (Public Domain). Image recadrée.
