Deux années en Sud-Gironde


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Ce territoire, limitrophe des Landes au sud et du Lot-et-Garonne à l’est, était traditionnellement une terre « socialiste ». Le vote RN y progresse désormais, surtout aux élections nationales. C’est pourtant un coin riche d’associations, d’évènements, de lieux de culture et de solidarité.

Au printemps 2024, alors que les sondages annonçaient la montée du RN aux élections européennes, s’est constitué le collectif « Appel du 18 mai ». Une fois les résultats tombés, il a rassemblé « à titre post-urnes, ni haine ni mépris » 200 personnes sur le parvis de la cathédrale de Bazas, lieu emblématique du marché hebdomadaire. Après la dissolution de l’Assemblée nationale, le collectif s’est fortement impliqué dans la campagne du premier tour des élections législatives, malgré les difficultés. Cette mobilisation n’a toutefois pas permis d’éviter un duel RN/MoDem. Son premier projet a ensuite consisté à réaliser des panneaux explicatifs sur le coût du travail, ou plutôt sur tout ce que nous devons aux cotisations sociales, et à les présenter sur plusieurs marchés (Bazas, Préchac).

Un an plus tard, l’association du même nom était créée et préparait « La Fête des Idées » pour le premier anniversaire. Au cours de l’année 2025, elle organise des débats avec les cinémas indépendants du secteur, en particulier autour du documentaire « Les Doléances ». Les contacts noués à cette occasion lui permettent de participer au dépouillement des cahiers de doléances de la Gironde et d’organiser, début 2026, une soirée théâtre : la compagnie Jusqu’à l’aube y présente « Doléances : 404 not found » et fait salle comble à Saint-Macaire. Le spectacle sera présenté dans une version allégée le 4 décembre à Bazas.

Le collectif ayant choisi dès le départ d’être apartisan dans sa lutte contre les idées d’extrême droite, quelques membres lancent par ailleurs, en décembre 2024, un comité/assemblée NFP dans la 9e circonscription de la Gironde. La première réunion rassemble une trentaine de participants de toutes sensibilités. Les rencontres sont mensuelles, et certains participent aux réunions nationales. La démarche reste toutefois confidentielle, malgré les efforts de communication. Un nouvel appel sera lancé en novembre.

À titre individuel, les membres s’engagent aussi dans d’autres structures et se joignent à d’autres mobilisations, comme le rassemblement hebdomadaire de soutien à la Palestine devant la sous-préfecture de Langon.

Quant aux évènements récents, les lycéennes et lycéens de Langon et de Bazas se sont d’abord mobilisés localement avant de rejoindre Bordeaux. Et bien que Langon ait été un point fort de la mobilisation des Gilets jaunes par le passé, le mouvement de contestation n’a pas encore « coagulé » en Sud-Gironde.


Image d’illustration prise par notre correspondante en Sud-Gironde.

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