Quentin Deranque est mort dans un combat de rue entre nervis d’ultra-droite et militants antifascistes. Il semble avoir été isolé de son groupe puis passé à tabac par plusieurs personnes, dont les coups ont finalement causé son décès. La montée des affrontements violents, organisée en toute impunité par les courants néo-nazis dans le pays en général et à Lyon en particulier, a conduit à ce drame.
Personne ne devrait mourir dans un conflit politique, personne ne devrait mourir de la politique. C’est vrai de Quentin Deranque, et ça l’est de tous les autres, morts de la main de fascistes, comme Clément Méric ou Federico Martín Aramburu, ou du fait de décisions politiques ordinaires, sans bruit, anonymement : noyés dans la Méditerranée, victimes d’accident du travail, ou brûlés sous les bombes.
Lecornu joue les moralistes depuis les bancs de l’Assemblée. Il faut lui rappeler que sur ses mains à lui, il y a le sang de centaines et de milliers de gens, victimes là-bas de l’industrie militaire française, ici des politiques économiques pro-patronales.
Le drame est instrumentalisé par le RN et la macronie pour mettre la France Insoumise et la gauche radicale en accusation, espérant sans doute en tirer un maigre profit électoral. Ils sont indignes. Celles et ceux qui à gauche, se prêtent à ce petit jeu morbide pour garantir leur « respectabilité » sont des inconscients et des imbéciles. Le fascisme ne trie pas ses victimes entre « bons modérés » et « méchants radicaux ».
Ces méthodes rappellent les procès truqués, les chasses aux sorcières, l’incendie du Reichstag. Nous sommes solidaires de nos camarades visés par ces campagnes de propagande, et actuellement attaqués et menacés physiquement par l’extrême droite. C’est le rôle des communistes que de ne jamais reculer d’un pouce face au fascisme, seul courant idéologique à ériger les meurtres de masse en programme politique.
Nous appelons par-dessus tout à ce que l’activité politique prenne le dessus sur la confrontation violente, car seule l’intervention consciente et déterminée de millions de gens pourra sortir le pays de cette nasse dangereuse, résultat de neuf années de macronisme.
Image d’illustration : Photo de David Henry (Libre d’utilisation)
